Greldinard – Première époque – Froideval / Morgado

Décevant

greldinard_1Greldinard (Première époque : un second volet est prévu) est la nouvelle BD appartenant aux Arcanes de la Lune noire, série dérivée des Chroniques de la Lune noire et spécifiquement conçue pour nous montrer les origines (comme on dit dans les comics) de ses personnages, principaux ou secondaires marquants. Les publications y sont très espacées, puisque depuis 2001, seuls quatre tomes ont été publiés. De fait, le précédent (Parsifal) remontait à… 2010. L’ayant justement acheté il y a quelques semaines, complétant ainsi le dernier album qui manquait à ma collection de l’ensemble du meta-cycle, c’est avec plaisir que j’ai appris la sortie d’une nouvelle BD, et qui plus est consacrée à Greldinard, bras droit d’Haazel Thorn et sans doute le personnage le plus mystérieux de la saga. Le résultat s’avère décevant, aussi bien au niveau graphique que scénaristique.

Notez qu’un nouvel artiste, Manuel Morgado (dont c’est apparemment la première BD) rejoint l’équipe qui a travaillé sur le meta-cycle, et qui commence a être plutôt conséquente : Ledroit, bien sûr, Pontet, Angleraud mais aussi Tacito. 

Graphisme

Parmi les dessinateurs cités, ma préférence va à Ledroit, puis à Angleraud, suivi (de loin) par Pontet, puis Tacito, qui était jusque là celui avec lequel j’avais le moins d’affinité, sans pour autant trouver son style désagréable. Désormais, c’est Morgado que je placerais en queue de cette liste, vu que j’ai eu du mal avec sa manière de dessiner. Ce n’est pas une question de soin ou de technique (la plupart des planches ont un trait très précis et travaillé), mais une pure impression artistique qui ne me parle pas. Peut-être est-ce dû, d’ailleurs, au fait que plus encore que Tacito, Morgado ait un style qui tranche avec celui du trio Ledroit / Pontet / Angleraud (le premier et le dernier ayant des façons de dessiner que je trouve très proches, à la fois en terme de rendu final et de qualité, même si Ledroit reste au-dessus), sans doute trop pour moi. De plus, j’ai trouvé que les couleurs étaient ternes et l’impression globale triste. Par contre, la mise en scène est classique pour le meta-cycle de la Lune noire, on retrouve les fondamentaux auxquels nous sommes habitués.

Histoire

La nature et l’origine de Greldinard sont très intéressantes et plutôt originales. De ce côté là, rien à dire. C’est après ces quelques pages introductives que ça se gâte un peu, le reste de l’intrigue étant plutôt fade et stéréotypé (surtout dans le cadre de ce meta-cycle) et peinant à maintenir l’intérêt. De plus, je me demande ce que le deuxième volet va bien pouvoir raconter, vu que, pour moi, tout a été dit. A voir.

Au final, si le fait que Morgado soit attaché à la Deuxième époque est une quasi-certitude (sauf si l’éditeur veut sortir les deux volets du diptyque très rapidement, auquel cas un second dessinateur est possible), j’espère, sans vouloir offenser personne, qu’un nouvel illustrateur sera engagé pour de futurs opus des Arcanes. Ce n’est pas, je le répète, une question de qualité de son travail, juste d’un style qui ne me convient personnellement pas. L’extrait disponible sur le site de l’éditeur, qui montre le début de cet album, est plutôt attractif, mais le reste n’est pas toujours tout à fait du même tonneau.

Au passage, j’espère vraiment que le rythme de publication des Arcanes va augmenter, car avec une série principale qui s’enlise un peu, je pense qu’il y aurait plus d’histoires intéressantes à raconter dans ce cycle d’origines des personnages que dans celui consacré à leurs aventures ultérieures. Sans compter le nombre de protagonistes ou d’antagonistes à examiner à la loupe : Murata, Feydreiva, Shamballeau, Hellaynnea, Goum / Nasha, Maître Grumpfdeth, Haazheel Thorn, Urmarcht, Hagendorf, Fratus Sinister, bref, y’a du boulot !

En conclusion

Ce nouvel opus des Arcanes de la Lune noire, sept ans après Parsifal, avait de quoi déchaîner l’enthousiasme, vu qu’il est consacré à Greldinard, sans doute le personnage le plus mystérieux de l’univers créé par Froideval. Le résultat s’avère décevant, la faute à un scénario qui n’a plus guère d’intérêt une fois les premières pages passées et la nature / l’origine du Baron dévoilées (très réussies, d’ailleurs) et à un style du nouveau dessinateur, Morgado, qui, de mon point de vue, tranche un peu trop avec celui de ses petits camarades (tout en étant soigné, ce n’est pas la question). J’avais déjà eu un peu de mal avec celui de Tacito, mais au moins j’avais apprécié la balade, ce qui n’a pas été réellement le cas ici. Bref, à chacun de voir, sur le net ou en feuilletant un exemplaire physique en magasin, son affinité avec ce graphisme, mais il n’en reste pas moins que l’intrigue est un peu fade. Notez, pour terminer, qu’il s’agit du premier volet d’un diptyque (« Première époque »), un second étant prévu.

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