Le Trône d’opale – Froideval / Angleraud

Ça n’avance pas des masses…

trone_opale_cln18Le Trône d’opale est le dix-huitième tome des Chroniques de la Lune Noire, série de BD de Fantasy commencée en 1989, et que je suis depuis le début. En effet, son scénariste est François Marcela-Froideval, fondateur du légendaire Casus Belli puis proche collaborateur de Gary Gygax en personne sur AD&D première édition, dans les années 80. D’ailleurs, le protagoniste du cycle, Wismerhill, n’est autre que le personnage de FMF dans la campagne AD&D de très grande envergure (carte de la taille de la Russie, plusieurs dizaines d’heures de jeu par semaine pendant de très longues périodes, des dizaines de joueurs) qu’il menait à l’époque. Pour un rôliste comme moi, ces BD ne pouvaient être qu’attractives, d’autant plus en raison de leur très haut niveau de qualité graphique (les cinq premiers tomes ont été entièrement dessinés par l’excellent Olivier Ledroit).

Ce vendredi 28 avril voit la parution du tome 18, deux ans (Putain ! Deux ans…) après son prédécesseur. L’attente (du moins, de mon côté) était donc forte, et force est de constater que je sors de ma lecture un poil déçu. 

Ma déception s’articule sur deux plans, qui sont en fait fortement liés : d’abord, sur le plan graphique, ensuite, sur le plan narratif :

  • Sur le plan graphique, je trouve qu’il y a une sur-abondance de cases sur-dimensionnées et de doubles-pages. Alors certes, il y en a toujours eu dans la saga, et elles ont participé à lui donner son côté grandiose, presque Wagnerien. Mais là, c’est trop, car le corollaire est que l’histoire de ce tome 18 passe vite, beaucoup trop vite.
  • Sur le plan narratif : le moins qu’on puisse dire est que ce tome 18 ne fait pas beaucoup avancer l’intrigue, ce qui est pour le moins frustrant après deux ans d’attente.

Attention toutefois, il y a aussi du bon sur le plan graphique : j’ai personnellement toujours trouvé que Fabrice Angleraud proposait un travail de qualité supérieure par rapport à celui de Cyril Pontet (qui a officié sur les tomes 6-14), s’approchant même parfois du style et du niveau d’Olivier Ledroit en personne (qui reste un de mes illustrateurs de Fantasy préférés, avec Wayne Reynolds). Sur ce tome 18, je trouve qu’il hausse encore le niveau, particulièrement sur les visages (et certaines postures) des personnages féminins, que je trouve extrêmement soignés.

Bref, l’attente a été longue, le résultat un peu décevant (on a vaguement le sentiment d’avoir affaire à un tome sous-alimenté balancé aux fans pour les faire patienter), mais les personnages, l’intrigue et le rendu graphique restent toujours motivants, et c’est bien tout ce qui compte. Et puis bon, on ne va pas lâcher l’affaire au bout de presque trente ans, hein ?

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5 réflexions sur « Le Trône d’opale – Froideval / Angleraud »

  1. Ton article est le coup de pouce qui va me faire lire cette série. Ma médiathèque les a (du moins, jusqu’au tome 15) et je suis passée maintes fois devant sans jamais songer à en emprunter un tome. Alors que c’est un classique de la fantasy !
    C’est une intrigue continue sur les 18 tomes ou il y a des sous-cycles ?

    Aimé par 1 personne

    1. Les tomes 1-14 forment un premier sous-cycle (les auteurs parlent de « saison »), les 15-18 un autre mais dans la continuité du premier et avec les mêmes personnages (mais sur une planète différente, par contre, avec de nouveaux ennemis, un nouvel environnement, etc).

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